Logements de vacances et résidences secondaires (I)

Le projet de loi pour la gestion durable de l’utilisation touristique des logements dans les îles Canaries établit un « conflit » entre les logements résidentiels permanents et les résidences secondaires.
Dans la réalité sociale du règlement et lorsqu’il s’agit de justifier les raisons de son approbation, que ce soit dans le texte lui-même ou dans les déclarations aux médias, il n’y a que des logements qui servent de résidence permanente et de résidence de vacances, oubliant qu’il y a des logements qui, remplissant les conditions pour être définis comme tels, ont été promus, acquis ou utilisés comme résidences secondaires par leurs propriétaires.
Nous pensons que ce type de propriété (résidence secondaire) existe dans le parc immobilier des îles Canaries, qui n’a en aucun cas été conçu à l’origine pour servir de résidence permanente à son propriétaire, mais plutôt pour servir à ses loisirs ou à ceux de ses amis, ou même pour être loué pour la saison. C’est ainsi que de nombreux lotissements répartis sur l’ensemble de l’île, des immeubles, des complexes et des maisons individuelles sont détenus par de nombreux Canariens, Majoreros et étrangers dans ce but.
Prétendre que cette réalité et cette utilisation consolidée des résidences secondaires ou des « maisons sur la côte » dans la société sont inexistantes et sans importance exigerait un impossible exercice d’aveuglement, étant donné que de nombreux bâtiments de ce type ont été conçus, achetés et utilisés de manière consolidée au fil du temps.
Leur existence en tant que réalité est confirmée par l’Agence fiscale lorsqu’elle les définit, par l’INE lorsqu’elle les étudie et est mentionnée dans la loi canarienne sur le logement.
Par conséquent, il est clairement nécessaire d’inclure des données sur les résidences secondaires dans le débat, car elles constituent une partie importante de la réalité que la loi est censée réglementer et qui doit être prise en compte. Sans cela, l’image de la réalité sociale prise par la réglementation sera incertaine et sa réglementation sera affaiblie.
Nous partons du principe que si une résidence secondaire n’a jamais été destinée à servir de résidence permanente, elle ne devrait pas générer de conflit avec les habitations résidentielles et le droit d’accès à un logement décent, car les logements destinés à être des résidences permanentes et qui sont transformés en résidences de vacances ne devraient pas être retirés du marché.

